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Comprendre l'autisme

Modifié le 05/01/2024

Sommaire :

L’autisme est un trouble du neurodeveloppement.

Présent dès la naissance, les symptômes apparaissent dès la petite enfance, il évolue tout au long de la vie.

L’origine de l’Autisme est multifactorielle (génétique, biologique, envirronementale).

Différentes appellations

Tout au long du parcours de diagnostic ou de prise en charge pour votre enfant ou pour vous même, vous pourrez être amenés à entendre de nombreux termes qui peuvent désigner plus généralement l’autisme.
À présent, les médecins et professionnels formés à l’autisme, sur la base des recommandations et de la classification internationale des maladies utilisent habituellement le terme de:

Trouble du spectre de l’autisme (TSA) qui regroupe toutes les anciennes appellations :

  • (Autisme, Syndrome d’Asperger, Autisme de haut niveau, Autisme atypique, Autisme typique, Autisme de Kanner, Autisme infantile, Troubles Envahissants du Développement Non spécifiés (TED NOS)
  • Troubles Envahissants du Développement (TED).

Le TSA est un trouble neurodéveloppemental reconnu comme un handicap. Il est caractérisé comme une altération de plusieurs fonctions au cours du développement et ce dès la petite enfance.

Caractéristiques du TSA

Deux types d’altérations sont en jeu dans le TSA : l’altérations de la communication sociale et l’altération des comportements/activités. On parle alors de dyade autistique. Ces altérations et leurs intensité varient d’un individus à un autre, c’est pourquoi on parle de « Spectre de l’Autisme ». Il existe donc une grande hétérogénéité entre les différentes personnes qui présentent un TSA et qui est en partie dûe à la présence de troubles associés (déficience intellectuelle, épilepsie, autres troubles du neurodéveloppement : TDAH, ect..).

Altération de la communication sociale

« Comment l'enfant communique et intéragit avec les autres ? »

  • Communication non-verbale altérée : gestuelle, contact visuel, expressions faciales…
  • Difficultés à initier et à répondre lors d’échanges avec les autres
  • Peu d’intérêt pour les autres, tendance à préférer être seul
  • Difficultés à partager les intérêts et les émotions avec les autres
  • Absence de langage ou difficulté de mise en place du langage
  • Langage atypique : écholalies (répétitions de mots , de phrases), jargon.

Altération des comportements

« A quoi l'enfant s'intéresse-t-il ? Quelles sont ses occupations »

  • Mouvements, langage ou utilisation des objets répétitifs ;
  • Intolérance aux changements, adhésion à des routines et rituels ;
  • Intérêts spécifiques pour certaines thématiques peu communes ;
  • Réaction inhabituelle (+forte ou + faible) à certaines stimulations sensorielles.
  • Recherche ou évitement de sensations.

Ces signes s’accompagnent souvent d’une hyper- ou d’une hypo-réactivité sensorielle. Les personnes autistes peuvent, en effet, réagir de manière intense aux stimuli sensoriels (bruit, lumière, odeur, toucher…) ou, au contraire, s’y montrer peu sensibles.

Attention !
Crises de colères, réactions anxieuses intenses et troubles du comportement y compris troubles du comportement alimentaires ou du sommeil sont fréquents dans l’autisme mais ne constituent pas un critère de diagnostic.
Il est recommandé de ne poser le diagnostic de l’autisme qu’à partir de trois ans.

Spectre de l'autisme et degré

Aujourd’hui, nous parlons de degrés de sévérité dans les TSA qui se réfèrent à l‘intensité des symptômes, à la présence de troubles associés qui sur-handicapent la personne et à leur impact sur la vie quotidienne. Ce degré de sévérité peut varier tout au long de la vie pour une même personne.

EN SAVOIR PLUS

Classifications et recommandations

Parce que les connaissances et la recherche évoluent en permanence, les classifications médicales et les recommandations évoluent également et sont mises à jour régulièrement.

En France, les médecins utilisent les critères diagnostiques décrits dans la Classification internationale des maladies publiée par l’OMS (à ce jour la 11e révision de 2018).

Le DSM-5. Manuel diagnostic et statistique des troubles mentaux publié par l’American Psychiatric Association (2015) peut également être une source de référence, pour la recherche notamment.

Recommandations en vigueur pour la prise en charge des personnes avec TSA, les plus récentes sont :

  • Autisme et autres troubles envahissants du développement. état des connaissances hors mécanismes physiopathologiques et recherche fondamentale. Haute autorité de santé. Paris : HAS, 2010.
  • Trouble du spectre de l’autisme : interventions et parcours de vie de l’adulte. Haute autorité de santé. Paris : HAS, 2017. 67 p.
  • Autisme et autres troubles envahissants du développement : diagnostic et évaluation chez l’adulte. Recommandation de bonne pratique. Haute autorité de santé. Paris : HAS - Haute autorité de santé, 2011. 119 p.

Les signes d'alerte pour un dépistage précoce

Avant l’âge de 18 mois, nous ne pouvons pas parler de TSA mais un trouble du neurodéveleppement peut déjà être repéré.

Signes d'alerte quel que soit l'âge

  • Inquiétude des parents concernant le développement de leur enfant, notamment en termes de communication sociale et de langage,
  • Régression des habiletés langagières ou relationnelles, en l’absence d’anomalie à l’examen neurologique.

Signes d'alerte principaux chez le jeune enfant

  • Absence de babillage, de pointage à distance ou d’autres gestes sociaux pour communiquer à 12 mois et au-delà (faire coucou, au revoir, etc.),
  • Absence de mots à 18 mois et au-delà,
  • Absence d’association de mots (non écholaliques) à 24 mois et au-delà.

Autres signes d'alerte

Avant 18 mois : persistance de particularités de développement de l’enfant concernant son niveau de vigilance, son sommeil, la diversification alimentaire, la régulation des émotions, le développement de son répertoire moteur, l’exploration inhabituelle des « objets » de l’environnement. Il n’existe à ce jour aucun marqueur qui caractérise spécifiquement d’une évolution vers un TSA avant 18 mois.

Autour de 18 mois, l’association d’au moins deux signes parmi :

  • Difficultés d’engagement relationnel,
  • difficultés d’attention,
  • difficulté dans la réciprocité et les réactions sociales (initiation, réponse et maintien de l’attention conjointe, regard adressé, sourire partagé, pointage à distance coordonné avec le regard, réponse au prénom),
  • difficulté de langage réceptif et expressif,
  • difficulté dans le jeu socio-imitatif et symbolique ou les réponses sensorielles (recherche ou évitements de sensations).

Aucun de ces signes pris de façon isolée n’a de valeur prédictive. C’est l’association d’un certain nombre de ces signes qui guident le médecin et orientent le diagnostic.

Au-delà de 18 mois et jusqu'à l'adolescence

Signes précédents ou difficultés relationnelles précoces et persistantes (difficultés à créer des liens amicaux, à engager, suivre ou participer à une conversation, à prendre des initiatives sociales [sorties, invitations…], à comprendre ou interpréter des intentions, des expressions langagières, le second degré, etc.) combinées à des particularités dans le comportement et les intérêts prenant un caractère anormalement répétitif, restreint et stéréotypé.

Voir la source

Les ressources pour sensibiliser à l'autisme

Quelques documents rassemblés sur une même page pour permettre de sensibiliser tout public à l’autisme :

Les dessins de Plantu pour la campagne de communication « autisme, repérons les signes au plus tôt » de l'ARS de Corse et le centre ressources autisme Corsica :

Le parcours de diagnostique de l'enfant

Toute démarche diagnostique doit respecter les recommandations de bonnes pratiques professionnelles de la Haute Autorité de Santé.

Qui fait quoi ?

Autres ressources utiles :

Procédure diagnostique au CRA Aquitaine

En cas de diagnostic complexe et lorsqu’un avis complémentaire est nécessaire, les centres de diagnostic de type Centres Ressources Autisme peuvent être sollicités.

La demande de diagnostic au CRA Aquitaine doit être accompagnée d’un courrier médical adressé par le médecin psychiatre qui suit la personne concernée par le diagnostic.

Parcours diagnostique « type » au CRA Aquitaine, étapes pour les enfants, adolescents, adultes, après évaluation de la demande de diagnostic :

1

Réception de la demande de bilan

Dossier envoyé par la famille et médecin adresseur.

2

Evaluation de la demande

Validation des demandes en staff médical (évaluation de la priorisation et modulation).

3

Entretien avec les partenaires

En parallèle par l’équipe avec un recueil d’informations en fonction des situations et avec l’accord des personnes concernées.

4

Liste d'attente

Accusé de réception à la famille et médecin, actualisation des informations, réévaluation du besoin.

5

Bilan diagnostic

Passation de bilans médicaux, psychologiques, psychoéducatifs, fonctionnels : différentes évaluations telles qu’orthophonique, sensorielle, psychomotrice, somatique et sociale en fonction des situations, réunion de synthèse avec les partenaires en fonction des situations et avec l’accord des personnes concernées.

6

Résultats bilan

Protocole d'annonce diagnostique, compte rendu écrit et préconisations de prise en charge.

Et après ?

Suite à l’annonce du diagnostic, de nombreuses questions peuvent se poser pour vous à distance du rendez-vous avec le médecin. C’est pourquoi le CRA Aquitaine met à disposition un guide à l’attention des parents qui viennent d’apprendre le diagnostic de leur enfant.

Une seconde consultation avec la psychologue qui a participé au bilan vous sera proposée dans les 2 mois qui suivent le rendu médical.

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